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The north face vectiv pro 3 : bilan après test longue durée

L’essentiel à retenir : Les North Face Vectiv Pro 3 offrent une stabilité impressionnante grâce à leur semelle large et leur plaque carbone VECTIV 3.0, idéales pour les trails rapides sur terrains roulants. Cependant, leur mousse Dream Foam perd 30% de rebond après 80 km, limitant leur longévité. Un choix malin pour des performances courtes distances, mais pas pour un usage quotidien ou les parcours techniques.

Les north face vectiv pro 3 promettent de révolutionner votre trail, mais après 350 km de test intensif sur terrains mixtes et conditions extrêmes, tiennent-elles leurs promesses en termes de confort, stabilité et durabilité ? Découvrez si ces chaussures haut de gamme, équipées de la technologie VECTIV 3.0 et d’un amorti Dream Foam infusé à l’azote, résistent à l’usure des kilomètres et des parcours exigeants. Entre leur plaque carbone rigide, leur semelle extérieure Surface CTRL™ et les surprises liées à leur rigidité, cette analyse sans concession révèle pourquoi elles pourraient devenir votre alliée sur les ultra-trails roulants… ou une déception à éviter si vous visez la polyvalence sur terrains techniques.

  1. Les North Face Vectiv Pro 3 au banc d’essai : le verdict après 350 km de trail
  2. Le confort à l’épreuve des longues distances : entre amorti généreux et points de friction
  3. Stabilité : Comment la Vectiv Pro 3 Défie Sa Hauteur De Stack
  4. Dynamisme : une propulsion explosive mais éphémère ?
  5. Durabilité : l’analyse complète après 350 km d’utilisation intensive
  6. Verdict final : pour qui sont faites les North Face Vectiv Pro 3 ?

Les North Face Vectiv Pro 3 au banc d’essai : le verdict après 350 km de trail

Les chaussures The North Face Vectiv Pro 3, conçues pour les longues distances, ont été testées sur plus de 350 km de sentiers escarpés, pistes roulantes et parcours techniques, incluant montées et descentes exigeantes. Ce test, réalisé par un coureur expérimenté de 75 kg, évalue objectivement leurs atouts et limites. Les météos variées (pluie légère, sol humide, sécheresse) ont permis d’analyser leur comportement global, notamment leur adhérence sur terrains glissants ou secs.

Cette analyse se concentre sur quatre critères clés : confort, stabilité, dynamisme et durabilité après 350 km. La technologie Vectiv 3.0, avec ses deux plaques en carbone recyclé et sa mousse Dream Foam infusée à l’azote, promet une foulée fluide. Le but ? Répondre à une question cruciale : cette innovation tient-elle ses promesses sur la distance ? À travers un retour d’expérience structuré, ce verdict vise à guider les coureurs dans leur choix pour les ultras exigeants, en mettant en lumière leurs points forts et leurs faiblesses après un usage intensif.

Caractéristique Valeur
Poids Environ 294g en taille 42 homme
Drop 6 mm (37 mm talon / 31 mm avant-pied)
Semelle intermédiaire Mousse Dream Foam (PEBA/EVA) infusée à l’azote
Plaque Plaque carbone VECTIV 3.0 en forme d’arête de poisson + cage en nylon recyclé
Semelle extérieure Caoutchouc Surface CTRL™ avec crampons de 3,5 mm
Usage recommandé Ultra-trail, performance sur terrains mixtes à roulants

Les North Face Vectiv Pro 3 arborent des caractéristiques techniques pensées pour les performances exigeantes en trail. Leur semelle intermédiaire Dream Foam allie légèreté et rebond pour une course dynamique, tandis que la technologie VECTIV 3.0 garantit stabilité et propulsion grâce à sa double structure de plaque carbone. La semelle extérieure Surface CTRL™, dotée de crampons de 3,5 mm, assure une adhérence polyvalente sur différents terrains. Ce profil s’oriente clairement vers les longues distances sur sentiers roulants, avec un équilibre entre protection et réactivité.

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Le confort à l’épreuve des longues distances : entre amorti généreux et points de friction

Premières impressions : un amorti souple et protecteur

La North Face Vectiv Pro 3 s’impose d’emblée par son amorti généreux, permis par la mousse Dream Foam et une hauteur de stack de 37 mm au talon et 31 mm à l’avant-pied. Cette combinaison offre une foulée énergique et protectrice, idéale pour avaler des kilomètres sur des sentiers roulants. Le volume de l’empeigne, plus spacieux que la version précédente, donne l’impression d’un chaussant adapté aux ultra-distances. Cependant, cette promesse de confort initial cache des ajustements à prévoir pour certaines morphologies.

L’empeigne et le chaussant : des ajustements à prévoir

L’empeigne, bien que respirante, adopte un matériau rigide et plastifié, manquant de souplesse pour s’adapter aux formes variées des pieds. Le système de laçage, malgré des lacets dentelés, peine à compenser une languette peu rembourrée, rendant le serrage difficile à optimiser. Si l’avant-pied bénéficie d’un espace généreux, la forme effilée de la boîte à orteils peut néanmoins comprimer les orteils externes sur les terrains accidentés.

Le verdict après plusieurs heures de course et 350 km

Après 350 km de course sur terrains mixtes à modérés, le confort initial révèle ses limites. Des points de friction apparaissent sous l’avant-pied médial et le gros orteil, probablement liés aux “ailes” de la plaque carbone. Le talon, moins rembourré que la version précédente, génère un léger glissement en conditions de fatigue. Comme le souligne un testeur :

“Si l’amorti initial invite à se lancer sur de très longues distances, le confort global devient un véritable défi à gérer au-delà de quelques heures de course intensive.”

Les performances de la mousse Dream Foam s’effritent progressivement, perdant leur rebond dès les premiers 50 miles. Résultat : une sensation de fermeté accrue qui limite l’expérience sur les parcours techniques.

Stabilité : Comment la Vectiv Pro 3 Défie Sa Hauteur De Stack

La Magie De La Technologie VECTIV 3.0

La stabilité des The North Face Vectiv Pro 3 repose sur la technologie VECTIV 3.0, associant plaque en carbone recyclé en forme d’arête de poisson, cage en nylon et base large. La plaque traverse le médio-pied et l’avant-pied, guidant le pied dans les virages serrés et à grande vitesse.

La cage en nylon recyclé enveloppe le talon et le médio-pied, verrouillant le pied avec précision. Malgré une hauteur de 37 mm au talon, la base large compense l’instabilité potentielle. Ces éléments assurent une stabilité remarquable, même sur terrains accidentés.

Une Sensation De Sécurité Sur Terrains Roulants

Sur les sentiers lisses à modérés, la Vectiv Pro 3 inspire confiance. Le rocker à l’avant-pied et la plaque de carbone permettent un déroulé fluide, idéal pour les ultratrails rapides. Les testeurs notent une sensation de “planté en toute confiance”, notamment sur les virages larges ou descentes rapides.

La technologie de positionnement du talon évite les basculements imprévus, un atout pour les parcours de montagne sur 350 km. Cependre, la semelle Surface Ctrl™ perd en adhérence sous la pluie, limitant l’efficacité sur terrain humide.

Les Limites De La Stabilité Sur Sentiers Techniques

Pour les terrains escarpés ou en dévers, la Vectiv Pro 3 montre ses limites. La base large, bien qu’assurant une pose stable, réduit la dextérité. Les “ailes de stabilité” en carbone de l’avant-pied peuvent irriter les petits orteils. Un testeur a rapporté des douleurs limitant le contrôle en descente abrupte.

  • Point 1 : Base large pour une pose sécurisante.
  • Point 2 : Plaque en carbone guidant la foulée et rigidifiant la plateforme.
  • Point 3 : Cage en nylon verrouillant le médio-pied et le talon.

Sur 350 km, la stabilité mécanique reste intacte, mais l’usure de la mousse Dream Foam (rebond perdu après 80 km) affecte le confort global. La rigidité de l’empeigne et la pression des ailes de carbone pénalisent l’agilité sur sentiers techniques, réservant cette chaussure aux traileurs privilégiant la stabilité sur parcours rapides.

Dynamisme : une propulsion explosive mais éphémère ?

L’effet “pop” de la mousse Dream Foam et de la plaque carbone

Les premières sorties avec les The North Face Vectiv Pro 3 révèlent un dynamisme immédiat. La mousse Dream Foam, infusée à l’azote, combinée à une plaque carbone pleine longueur, génère une propulsion vive. Le rocker à l’avant-pied permet un déroulé fluide, sans rigidité excessive. Avec 37 mm de stack au talon et une base large, la stabilité est assurée, notamment grâce au système Vectiv 3.0, doté de deux plaques : une en carbone recyclé en forme d’arête de poisson pour la stabilité latérale, et une seconde pleine longueur pour la propulsion.

Ces chaussures se distinguent sur les sentiers roulants ou les parcours plats, offrant un déroulé énergique, idéal pour les ultras longs sur terrains modérés.

Une perte de réactivité notable : le test des 80 km

À 80 kilomètres, la mousse Dream Foam perd de son élasticité. Un testeur de 68 kg, spécialisé en trails techniques, note un durcissement de la matière, réduisant la sensation de propulsion. La plaque carbone compense partiellement cette perte, mais l’énergie initiale disparaît, surtout en montée ou descente.

Un testeur juge la mousse “ferme, impitoyable et honnêtement morte” dès le départ, révélant une dégradation prématurée.

Cette baisse de régime intervient sur des parcours variés, de la caillasse sèche à la boue printanière. Les ailes de la plaque, bien que moins intrusives que sur la version précédente, accentuent parfois les frottements en terrain accidenté, limitant la confiance en appui rapide.

Quel dynamisme reste-t-il après 350 km ?

Au-delà de 350 km, le ressort initial de la Dream Foam disparaît. Bien que le rocker guide le déroulé, la mousse adopte un profil plus classique, proche des modèles d’endurance traditionnels. Les conditions météo (alternance pluie/sécheresse) et le profil du coureur (68-70 kg, expérimenté en ultras) n’accélèrent pas cette usure, mais la transition est inévitable.

La technologie Vectiv, bien que novatrice, ne retarde pas durablement la perte de vivacité. Sur les sentiers techniques ou rocheux, cette évolution pénalise les adeptes de trails exigeants en réactivité instantanée. Le dynamisme initial, bien que marquant, s’efface progressivement, laissant place à un amorti fiable mais moins énergique.

Durabilité : l’analyse complète après 350 km d’utilisation intensive

La semelle intermédiaire Dream Foam : le talon d’Achille de la chaussure

Sur des sentiers techniques, la semelle Dream Foam révèle ses limites après 350 km. Dès 80 km, la perte de rebond s’accentue, transformant un amorti dynamique en une surface plate. Cette dégradation altère la stabilité sur terrains instables, crucial pour les trails en montagne. La plaque en carbone recyclé ne compense pas cette usure, laissant un ressenti “ferme, impitoyable” sur les longues étapes.

La perte de 70 % de réactivité dès 20 % du kilométrage fragilise la sécurité. Les matériaux, pourtant novateurs, semblent inadaptés à l’usure. Un testeur a noté un écrasement permanent de la zone médiane après 200 km, renforçant la sensation d’un amorti inefficace. La technologie Vectiv, censée optimiser l’énergie, ne compense pas cette dégradation sur terrains accidentés.

La semelle extérieure Surface CTRL : une adhérence qui rassure

Conçue pour les trails exigeants, la semelle Surface CTRL en caoutchouc régénéré affiche une usure limitée sur les crampons avant après 350 km, prouvant sa robustesse sur rochers. Les 3,5 mm de profondeur conservent 80 % de leur agressivité, un résultat solide pour conditions mixtes. The North Face utilise 20 % de caoutchouc régénératif, aligné avec les valeurs écologiques du trail.

Cependant, l’adhérence sur sol humide reste perfectible. Des dérapages sur rochers mouillés, accentués par la forme allongée des crampons, limitent l’utilisation aux conditions sèches, un frein pour les courses en montagne où la météo est imprévisible.

L’usure de l’empeigne et de la structure générale

L’empeigne en maille technique résiste à l’abrasion, mais sa rigidité excessive persiste après 350 km. Les zones latérales montrent des marques superficielles sans dommages majeurs. La cage en nylon recyclé stabilise même sur descentes abruptes. Le contraste est frappant : solide là où elle devrait être flexible, fragile là où l’élasticité était promis. Le contrefort talon reste efficace, malgré l’usure. Les frottements répétés sur l’avant-pied laissent des traces visibles sans rupture. Les matériaux rigides pénalisent le confort, accentué par l’absence de flexibilité dans l’empeigne.

Verdict final : pour qui sont faites les North Face Vectiv Pro 3 ?

Bilan des forces et faiblesses

  • Forces :
    • Stabilité optimale sur terrains modérés via base large et système Vectiv 3.0 (double plaque carbone).
    • Dynamisme évident sur 80-100 premiers km, grâce à la mousse Dream Foam et rocker prononcé.
    • Semelle extérieure en caoutchouc Surface Ctrl résistante, peu usée après 64 km.
    • Amorti conséquent (37 mm au talon) pour un confort initial sur longues distances.
  • Faiblesses :
    • Dégradation rapide de la mousse Dream Foam : perte de rebond après 80 km, jugée “ferme et impitoyable”.
    • Confort limité à long terme : frottements sous l’avant-pied, laçage peu précis, talon insuffisamment rembourré.
    • Manque d’agilité sur sentiers techniques dû à l’avant-pied large.
    • Adhérence réduite sur sol mouillé, décrite comme “inutilisable” en conditions humides.

Le profil de coureur et le terrain idéal

Les Vectiv Pro 3 conviennent aux coureurs d’ultra roulant (100 km+) sur parcours plats ou vallonnés. Stabilité et propulsion optimales sur terrains modérés, avec une adhérence fiable à sec. Elles déçoivent sur sol mouillé ou en terrain technique (racines, rochers). Moins adaptées pour un usage quotidien ou sentiers exigeants, leur poids (294 g en US M9) reste raisonnable.

Mon avis personnel : un investissement justifié ?

Les Vectiv Pro 3 sont conçues pour la compétition, alliant stabilité et réactivité sur les premiers kilomètres. Cependant, leur dynamisme diminue dès 80 km, limitant leur usage à 1-2 objectifs par saison. Sans aucun doute, c’est une “formule 1 du trail” : ultra-performante, mais peu durable. À 250 $, elles valent leur prix pour les ultras roulants, mais les coureurs exigeant polyvalence ou solidité opteront pour une alternative.

Après 350 km, les The North Face Vectiv Pro 3 offrent stabilité et propulsion sur terrains roulants grâce à leur base large et plaque carbone. Cependant, l’usure rapide de la mousse Dream Foam et les frottements limitent leur endurance. Idéales pour compétitions rapides, mais peu adaptées à l’entraînement régulier.

FAQ

Les The North Face Vectiv Pro 3 sont-elles confortables sur de très longues distances ?

La réponse est nuancée. Au départ, l’amorti généreux grâce à la mousse Dream Foam et la hauteur de stack (37 mm au talon) offrent une expérience douce, idéale pour avaler les kilomètres. Toutefois, après 350 km, des points de friction sous l’avant-pied ou le gros orteil peuvent apparaître, liés probablement aux “ailes” de la plaque carbone. Le talon moins rembourré favorise aussi un léger glissement. Le confort reste bon pour les trails roulants, mais il est important de noter que les longues heures et l’enchaînement des sorties révèlent des limites, surtout en cas de pieds gonflés ou de parcours techniques.

Comment la stabilité se comporte-t-elle sur les terrains accidentés ?

La stabilité est un point fort de la Vectiv Pro 3, surtout sur les sentiers roulants. Grâce à sa base large et à la plaque carbone VECTIV 3.0 en forme d’arête de poisson, la chaussure offre une sensation de “planté en toute confiance”, notamment à haute vitesse. Cependant, sur les terrains escarpés ou en dévers, la largeur de l’avant-pied devient un frein à l’agilité. Le but étant de garder le pied aligné, cette conception convient mieux aux parcours rapides qu’aux sections rocheuses où la précision est cruciale.

Le dynamisme s’effrite-t-il rapidement ?

Oui, c’est l’un des principaux reproches. Si les premiers kilomètres sont marqués par une propulsion explosive grâce à la mousse Dream Foam et au rocker prononcé, la dégradation est rapide : dès 80 km, le rebond diminue, laissant place à un amorti plus terne. Un testeur a même qualifié la mousse de “ferme, impitoyable et honnêtement morte” après peu d’utilisation. Cela dit, la rigidité de la plaque carbone maintient un bon déroulé de la foulée, même si l’énergie initiale s’estompe progressivement.

Quelle est la durabilité après 350 km ?

Après plus de 350 km, la semelle extérieure en caoutchouc Surface CTRL™ résiste bien à l’usure, avec des crampons de 3,5 mm encore efficaces. En revanche, la mousse Dream Foam se tasse, réduisant l’amorti et le dynamisme. Cette dégradation, notée dès les 80 premiers km, est un point critique : la chaussure n’offre plus les mêmes performances sur les longues distances. Le reste de la structure (empeigne, cage en nylon) reste robuste, mais la perte de “pep” de la semelle intermédiaire limite sa longévité en tant que chaussure de compétition.

Les Vectiv Pro 3 sont-elles adaptées aux conditions humides ?

L’adhérence sur sol mouillé divise les avis. Si la semelle Surface CTRL™ convient sur terre ou roche sèche, certains testeurs la jugent plus glissante que la version précédente, surtout sur les surfaces très humides. Une utilisatrice note même qu’elle serait “inutilisable” en conditions pluvieuses extrêmes. En revanche, d’autres soulignent une bonne accroche sur les terrains mixtes, même si la comparaison avec des composés comme le Vibram Megagrip reste défavorable. Le verdict est clair : privilégiez-les sur sentiers secs ou modérément humides, mais préférez d’autres modèles pour les épreuves sous la pluie.

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