Le marathon de New York, c’est une expérience à part. Rien que le départ sur Staten Island, au pied du Verrazzano-Narrows Bridge, donne des frissons. Tu es porté par la foule de coureurs, la vue sur la skyline de Manhattan sur ta gauche, c’est presque irréel.
Dès le pont franchi, tu plonges dans Brooklyn, où l’ambiance devient électrique. Les spectateurs sont là par milliers, la musique, les pancartes, tout t’encourage. Le parcours traverse différents quartiers, chacun avec sa propre énergie, de Bay Ridge jusqu’à Greenpoint. Il y a toujours un groupe de jazz ou de gospel qui met l’ambiance à chaque coin de rue.
À la moitié du parcours, tu grimpes sur le Pulaski Bridge pour passer dans le Queens. C’est court mais intense, tu sens que tu rejoins une nouvelle facette de la ville. Puis la grosse difficulté arrive sur le Queensboro Bridge. Plus de spectateurs sur ce tronçon, le bruit chute d’un coup, mais à la sortie sur First Avenue à Manhattan, le grondement de la foule te submerge.
Sur First Avenue, les encouragements sont à la hauteur de la réputation new-yorkaise : bruyants, chaleureux, inoubliables. Tu continues vers le Bronx, passage rapide, genre parenthèse, puis retour à Manhattan. Là, la Cinquième Avenue se dresse devant toi, ça grimpe et tu sens la fatigue monter. Mais la promesse de Central Park te motive.
L’entrée dans Central Park, c’est un soulagement et une explosion d’émotion. Des pentes, des faux plats, mais aussi une ferveur qui t’accompagne jusqu’à la ligne d’arrivée. Les couleurs de l’automne, les gens, l’arrivée au bout de cette longue aventure… Le dernier virage, tu vois enfin la ligne tant attendue.
Le marathon est vallonné, exigeant ; il ne s’agit pas seulement de courir, mais de vivre chaque quartier, d’écouter chaque encouragement, de s’imprégner de la diversité et de l’énergie de New York. Pour moi, c’est plus qu’une course, c’est une traversée de la ville, inoubliable du premier au dernier kilomètre.