Découvre le parcours du Gr20 dans son ensemble. Un parcours long de 180 kilomètres, qui traverse la corse du nord au sud et propose une grande variété de terrains. Une bonne façon de se projeter sur son trek et comprendre ce qui attend les randonneurs le jour J.
Le tracé et le profil du Gr20
📏 Distance totale : -- km |
⛰️ D+ : -- m |
⬇️ D- : -- m
Parcours du GR20 : une traversée qui ne pardonne pas
Le parcours Gr20, c’est la traversée de la Corse par sa colonne vertébrale.
En mode course à pied, tu découvres l’île par le haut.
Rochers, lacs, crêtes, forêts.
Peu de répit. Beaucoup de caractère.
Vue d’ensemble du tracé
Le tracé suit la chaîne montagneuse du nord au sud, ou l’inverse.
Chaque journée ressemble à une étape d’ultra.
Tu passes ton temps à monter fort, puis à plonger dans la vallée suivante.
Le sentier se faufile entre blocs, pierriers, forêts de pins et zones plus roulantes autour des bergeries.
La logique du GR20 est simple sur le papier.
Un refuge, un col, une descente, un autre refuge.
En réalité, aucune section n’est vraiment “facile”.
Le relief casse complètement le rythme de la course.
Tu alternes entre rando rapide, trot lent, et quelques portions où tu peux enfin dérouler.
Terrain, relief et rythme
Le terrain est globalement technique.
Beaucoup de roches, de marches naturelles, de dalles inclinées.
Tu cours peu comme sur route, tu cours “en adaptation permanente”.
Chaque appui compte.
Le relief n’est presque jamais régulier.
Montées raides, souvent droites dans la pente.
Des descentes qui tapent dans les quadriceps.
Quand ça devient un peu plus doux, tu sens tout de suite l’appel de la vitesse.
Côté rythme, il faut oublier les allures classiques.
Tu passes de longues minutes à marcher vite en montée, mains sur les cuisses,
puis tu repars en petite foulée dès que le sentier s’ouvre.
La difficulté vient surtout de l’enchaînement.
Peu de sections où tu peux te “reposer en courant”.
Passages marquants du GR20
Les crêtes rocheuses du nord
Au nord, le tracé est sauvage, très minéral.
Tu avances souvent sur des crêtes étroites, le vide qui s’ouvre de chaque côté.
Le sentier se devine plus qu’il ne se voit.
Tu poses les mains, tu sautes de bloc en bloc.
Le vent peut être violent, mais la vue sur la mer te rappelle pourquoi tu es là.
Les lacs d’altitude et les cols
L’arrivée sur un lac d’altitude est un vrai passage marquant.
Le terrain se calme un peu, l’ambiance devient plus silencieuse.
Tu entends surtout ton souffle et le clapotis de l’eau.
Juste derrière, un col à franchir.
Tu vois la trace qui zigzague dans la caillasse.
Tu montes tête baissée, sans chercher à courir, en pensant déjà à la descente de l’autre côté.
Les descentes cassantes vers les refuges
La plupart des refuges se gagnent par une dernière descente bien sèche.
Rochers, marches irrégulières, virages serrés.
Tu entends parfois les voix avant de voir les toits.
Les quadris brûlent.
Tu lèves un peu le pied pour garder du jus.
Fin de section, mais jamais fin de journée.
Ravitaillements, ambiance et expérience coureur
Sur le GR20, les ravitaillements tournent souvent autour des refuges et bergeries.
Ambiance simple, presque rustique.
Tu peux te poser quelques minutes, remplir les flasques, avaler du salé, échanger deux mots.
Rien à voir avec un gros trail sur-organisé.
C’est plus brut, plus montagnard.
L’ambiance sur le parcours est à la fois solitaire et habitée.
Tu passes de longs moments seul sur le sentier.
Tu entends le vent, quelques cloches de brebis, parfois un ruisseau caché.
Puis tu croises des randonneurs, d’autres coureurs, des gardiens de refuge.
Un regard, un sourire, un mot d’encouragement, et tu repars.
Tu vois la Corse sous un angle différent.
Pas la carte postale, mais la colonne vertébrale de l’île.
Lumière dure, roches sombres, pins tordus par le vent.
Au lever ou au coucher du soleil, les crêtes prennent une couleur rouge orangée.
Dans ces moments-là, malgré la fatigue, tu te dis que tu es exactement là où tu dois être.
À qui ça convient, et comment le vivre
Le parcours Gr20 en course à pied convient aux coureurs déjà à l’aise en montagne.
Habitués aux terrains techniques, aux gros dénivelés, à gérer l’effort sur la durée.
Si tu cherches une première expérience trail, ce n’est pas le chemin le plus doux.
Si tu aimes quand ça grimpe, que ça frotte, que ça use, tu vas te régaler.
Un conseil simple pour profiter du tracé.
Partir plus lentement que ce que ton ego te souffle au départ.
Accepter de marcher tôt, même quand tu te sens frais.
Garder de la marge pour les descentes, où les erreurs coûtent cher.
Sur le GR20, celui qui gère finit le parcours debout.
Et profite vraiment de chaque col, chaque refuge, chaque crête.
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