Col du Pré à vélo depuis Beaufort

1 703 mètres. 12,2 kilomètres. 7,9 % de moyenne – mais une moyenne qui ment, parce que les 7 kilomètres depuis Arêches affichent 9 à 10 % de pente continue avec des passages à 12-14 %, pendant lesquels le Mont-Blanc finit par apparaître droit devant vous sur la route. Le Col du Pré est l’un des plus beaux secrets du Beaufortain. Moins célèbre que son grand voisin le Cormet de Roselend (1 968 m) dont il est la variante difficile, il lui vole la vedette sur tous les plans qui comptent vraiment : la vue, le silence, la sévérité, et la récompense d’un panorama sur le lac de Roselend et la chaîne du Mont-Blanc que peu de cols des Alpes françaises peuvent égaler. Warren Barguil est passé en tête ici en 2018. Nairo Quintana en 2021. Ce guide vous y emmène depuis Beaufort, à travers Arêches, jusqu’au sommet et à sa vue qui arrête le temps.

Col du Pré depuis Beaufort – À retenir
  • 1 703 m d’altitude – Beaufortain, Savoie – 12,2 km à 7,9 % de moyenne depuis Beaufort – 966 m D+ – Hors Catégorie Tour de France
  • Les 7 km depuis Arêches : 9 à 10 % de pente continue, passages à 12-14 % – la section qui classe ce col parmi les grands HC français
  • Vue sur le Mont-Blanc dans le dernier kilomètre, vue plongeante sur le lac de Roselend au sommet
  • Tour de France 2018 (Barguil en tête), 2021 (Quintana), 2025 – quand le col du Pré précède le Cormet, ce dernier est déclassé de 1ère à 2e catégorie
  • La variante dure du Cormet de Roselend – recommandée unanimement par les cyclistes expérimentés sur la Route des Grandes Alpes

Le Col du Pré en chiffres

ParamètreValeur
Altitude du sommet1 703 m
MassifBeaufortain – Savoie (Auvergne-Rhône-Alpes, France)
Point de départBeaufort-sur-Doron – 738 m d’altitude
Distance depuis Beaufort12,2 km
Dénivelé positif966 m
Pente moyenne7,9 %
Pente maximale~14 % (passages multiples au-dessus d’Arêches)
Section clé7 km depuis Arêches : 9 à 10 % de moyenne continue
Profil détaillé9,0 – 9,5 – 9,3 – 9,8 – 10,0 – 9,5 % sur les 6 derniers km
Catégorie Tour de FranceHors Catégorie (HC)
Passages Tour de France2018 (Barguil), 2021 (Quintana), 2025
Lien avec Cormet de RoselendVariante dure – descente sur le barrage → Cormet (1 968 m)
OuverturePrintemps à automne selon enneigement – fermé en hiver
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Départ Sommet Tracé de l'ascension Versant Beaufort
Profil altimétrique — Beaufort → Sommet
Distance
Dénivelé
Pente moy.
≤ 6 % 7–8 % 9–10 % ≥ 11 %

Un détail révèle mieux que tout la vraie difficulté du Col du Pré : quand il précède le Cormet de Roselend dans une étape du Tour de France, le Cormet – normalement classé en 1ère catégorie – est déclassé en 2e catégorie. Le Tour de France reconnaît officiellement que le Col du Pré depuis Beaufort, enchaîné avant le Cormet, rend ce dernier moins difficile qu’il ne l’est seul. C’est une façon de dire que le Col du Pré vole une bonne partie des jambes qui devaient être gardées pour le Cormet.

L’ascension depuis Beaufort – kilomètre par kilomètre

On part du centre de Beaufort-sur-Doron (738 m), capitale du fromage Beaufort et porte d’entrée du Beaufortain. La D218 monte vers Arêches-Beaufort. L’ascension se découpe en trois séquences très différentes.

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Km 0–5 : Beaufort à Arêches – 6,5 à 8 % dans la forêt

Les 5 premiers kilomètres depuis Beaufort montent à 6,5-8 % dans une belle forêt savoyarde. Quelques épingles à la sortie du bourg, puis la route s’élève régulièrement. La pente est soutenue mais gérée – c’est la section “difficile mais pas brutale” de l’ascension. Vers le km 3, la bifurcation avec la route du barrage de Saint-Guérin (un lac artificiel visible plus bas dans la vallée) donne un premier repère. La route continue à monter vers le village d’Arêches-Beaufort.

Le chiffre à retenir6,5 à 8 % de pente continue sur les 5 premiers kilomètres depuis Beaufort. C’est la mise en jambes du Col du Pré – difficile mais régulière. C’est ici que les cyclistes qui veulent enchaîner le Cormet de Roselend derrière doivent gérer leur effort avec une rigueur particulière.

Conseil tactique : Arêches-Beaufort (km 5 environ) dispose de commerces en saison – c’est votre dernier point de ravitaillement garanti. Remplissez les bidons et faites le plein de ravitaillement ici. Les 7 km qui suivent se passent dans une solitude quasi totale.

Km 5–7 : le replat / descente d’Arêches – la fausse pause

À la sortie d’Arêches, la route s’adoucit brièvement – une légère descente ou un faux plat permet de souffler quelques centaines de mètres. C’est trompeur. Certains cyclistes accélèrent ici, libérés par la pente qui disparaît. Mauvaise idée. La bifurcation après Arêches (vers le barrage de Saint-Guérin à droite, Col du Pré tout droit) marque le vrai début de l’ascension dure. Le panneau “Col du Pré – 7 km” qui apparaît au niveau de cette bifurcation est un avertissement clair.

Le chiffre à retenir7 km depuis la bifurcation d’Arêches jusqu’au Col du Pré. À partir de ce point, la pente ne passera plus jamais en dessous de 9 % de façon significative. Le panneau kilométrique indique la distance restante – il indique surtout ce qui attend.

Conseil tactique : Résistez à l’accélération dans ce replat. Les 7 km qui viennent sont les plus durs de l’ascension. Tout effort dépensé dans cette section “facile” sera payé au prix fort dans les lacets qui suivent.

Km 7–12,2 : les lacets au-dessus d’Arêches – 9 à 10 % et le Mont-Blanc

C’est ici que le Col du Pré révèle sa vraie nature et sa vraie beauté. La route s’engage dans une série de lacets sur la pente au-dessus d’Arêches. Les pourcentages relevés kilomètre par kilomètre parlent d’eux-mêmes : 9,0 – 9,5 – 9,3 – 9,8 – 10,0 – 9,5 %. Il n’y a presque pas de répit. Le profil descend légèrement sur quelques dizaines de mètres dans 2-3 sections – “des zones de relance qui permettent aux cyclistes en difficulté de se refaire la cerise”, comme le décrivent les habitués du col. Mais elles sont courtes et insuffisantes pour récupérer vraiment.

Ce qui compense – largement – c’est le paysage. Depuis ces lacets, la vue sur la vallée d’Arêches est spectaculaire. On voit le barrage de Saint-Guérin en contrebas. Et dans les derniers kilomètres, le Mont-Blanc apparaît progressivement, droit devant sur la route. La chaîne du Mont-Blanc, les aiguilles de Chamonix, l’Aiguille du Grand Fond – tout s’ouvre en une seule image qui apparaît à la sortie d’un virage et coupe le souffle mieux que la pente. Au dernier kilomètre, la pente s’adoucit à environ 6 % – et le Mont-Blanc est là, plein cadre, comme une récompense que le col a gardée pour la fin.

Le chiffre à retenir9,0 – 9,5 – 9,3 – 9,8 – 10,0 – 9,5 % : les pourcentages km par km des 6 derniers kilomètres. C’est l’enchaînement le plus soutenu des HC du Beaufortain. Et dans ces lacets, à chaque virage, la vue sur la vallée d’Arêches et le barrage de Saint-Guérin change et grandit.

Conseil tactique : Dans les lacets au-dessus d’Arêches, regardez derrière vous à chaque épingle – la vue sur la vallée en contrebas est l’une des plus belles du Beaufortain. Et dans le dernier kilomètre, quand la pente s’adoucit, levez les yeux vers l’avant : le Mont-Blanc est là. Prenez le temps de le regarder avant d’arriver au col.

Le sommet du Col du Pré – lac de Roselend et Mont-Blanc

Au col (1 703 m), la vue est double et exceptionnelle. D’un côté, le Mont-Blanc et la chaîne des Aiguilles de Chamonix qui dominent l’horizon. De l’autre, en contrebas, le lac de Roselend et son barrage – un lac artificiel de couleur vert-bleu encadré par les sommets du Beaufortain, la Pierra Menta (2 714 m) en sentinelle à gauche, l’Aiguille du Grand Fond à droite. Cette vue plongeante sur le lac de Roselend depuis le col est l’une des plus photographiées des Alpes françaises.

Depuis le Col du Pré, la descente vers le barrage de Roselend est rapide et spectaculaire – une route en corniche au-dessus du lac, puis le passage sur le barrage lui-même. De là, il est possible de rejoindre le Cormet de Roselend (1 968 m) par le col de Méraillet – une montée supplémentaire de 3,2 km à 5,25 % avec un passage max à 10,5 %. Le circuit Beaufort → Col du Pré → Cormet de Roselend (retour par Bourg-Saint-Maurice ou par le même chemin) est considéré par beaucoup comme la plus belle sortie vélo du Beaufortain.

Col du Pré et Tour de France – trois passages, trois moments

2018 : Warren Barguil en tête, Froome et les favoris se regardent

Tour de France 2018, 11e étape Albertville-La Rosière. C’est le premier passage du Tour de France sur le Col du Pré depuis Beaufort, couplé au Cormet de Roselend. Warren Barguil (Team Fortuneo-Samsic) passe en tête au sommet du col, dans une échappée qui se battra jusqu’au bout. Dans le peloton des favoris, Movistar lance l’offensive avec Valverde pour chauffer la course dès les contreforts du Col du Pré, à 55 km de l’arrivée. L’étape se conclut à La Rosière où Geraint Thomas (Sky) prend le maillot jaune. Le Col du Pré entre dans l’histoire du Tour.

2021 : Nairo Quintana dans les lacets du Beaufortain

Tour de France 2021. Nairo Quintana (Team Arkéa-Samsic) passe en tête au Col du Pré lors d’un nouveau couplage avec le Cormet de Roselend. Le Colombien, grimpeur pur, est dans son élément sur ces pentes régulières à 9-10 % au-dessus d’Arêches. Quintana finira deuxième du Tour cette année-là – un résultat annulé ensuite pour raisons médicales. Le Col du Pré et son Beaufortain sauvage auront vu passer l’un des meilleurs grimpeurs de sa génération.

2025 : Albertville-La Plagne, le retour du Beaufortain

Tour de France 2025, étape Albertville-La Plagne. Le Col du Pré fait son retour dans la Grande Boucle, enchaîné une fois de plus avant le Cormet de Roselend. Confirmation que ce col peu médiatisé est devenu un incontournable du Tour lorsque les organisateurs veulent rendre l’ascension du Cormet vraiment sélective – en cassant les jambes dans les lacets du Col du Pré avant même d’arriver au lac de Roselend.

Comment préparer l’ascension du Col du Pré depuis Beaufort

Un compact 34 × 30 est suffisant pour un cycliste entraîné. Un 34 × 32 est confortable pour les amateurs. Les passages à 12-14 % dans les lacets au-dessus d’Arêches demandent un braquet permettant de maintenir une cadence fluide sur 7 km à 9-10 % de moyenne. Si vous prévoyez d’enchaîner le Cormet de Roselend derrière (très recommandé), montez d’un braquet supplémentaire.

  • Km 0–5 : Beaufort à Arêches, 6,5-8 %. Régulier et gérable. Trouvez votre rythme de croisière. Ravitaillement à Arêches.
  • Km 5–7 : Replat/descente à la sortie d’Arêches. Récupérez. Ne relancez pas. Le panneau “Col du Pré – 7 km” est votre repère.
  • Km 7–11 : Lacets à 9-10 % continus. Gérez par blocs. Regardez la vue à chaque épingle – elle aide mentalement autant que les jambes.
  • Km 11–12,2 : Pente à 6 % avec le Mont-Blanc en face. Le col est proche. Levez les yeux.

Le Col du Pré est peu fréquenté par les voitures – c’est l’une de ses grandes qualités. En semaine, vous pouvez grimper les 7 km de lacets au-dessus d’Arêches sans croiser grand monde. La route est parfois en mauvais état dans certaines sections – attention aux gravillons dans les descentes.

Ce que vos jambes vont ressentir – le profil psychologique du Col du Pré

La surprise après Arêches. Beaucoup de cyclistes qui abordent le Col du Pré depuis Beaufort pour la première fois arrivent à Arêches en se sentant bien. La montée de Beaufort était soutenue mais gérée. Le replat d’Arêches leur donne l’impression que le plus dur est passé. Ce n’est pas le cas. C’est même l’inverse : les 7 km les plus durs commencent à la sortie d’Arêches. Ce décalage entre la sensation et la réalité est l’une des caractéristiques les plus particulières de ce col.

La vue comme moteur. Sur les lacets au-dessus d’Arêches, à chaque virage, la vue sur la vallée change et grandit. Le barrage de Saint-Guérin en contrebas, les sommets du Beaufortain qui s’élèvent autour. Puis, dans les derniers kilomètres, l’apparition progressive du Mont-Blanc. Cette progression visuelle est un carburant puissant. Les cyclistes qui ont fait le Col du Pré retiennent souvent la vue comme le souvenir le plus fort – parfois plus que la pente.

Le calme du Beaufortain. Le Col du Pré est l’un des rares cols HC des Alpes françaises que l’on peut gravir en semaine sans rencontrer de foule. Pas de cars de touristes, pas de motos, peu de voitures. Le silence des alpages du Beaufortain, les sonnailles des vaches dans les pâturages, le vent sur les lacets exposés. C’est une ascension solitaire dans le meilleur sens du terme.

La récompense du sommet. Le Col du Pré n’a pas de refuge au sommet, pas de panneau photographié de loin. Il y a la vue sur le lac de Roselend en contrebas, la chaîne du Mont-Blanc à l’horizon, et la satisfaction d’avoir fait 7 km à 9-10 % dans le silence du Beaufortain. Pour beaucoup de cyclistes, c’est suffisant. C’est même parfait.

Le circuit idéal – Col du Pré + Cormet de Roselend

Le Col du Pré se fait rarement seul. La majorité des cyclistes qui montent depuis Beaufort enchaînent avec le Cormet de Roselend (1 968 m) – c’est le circuit qui est recommandé unanimement sur la Route des Grandes Alpes et par tous les cyclistes expérimentés du Beaufortain.

Le circuit complet depuis Beaufort : Beaufort → Col du Pré (12,2 km) → descente sur le barrage de Roselend → col de Méraillet (3,2 km, 5,25 %) → Cormet de Roselend (1 968 m) → retour par Bourg-Saint-Maurice (ou retour par le même chemin). Total aller : environ 20 km pour 1 400 m de D+. Un enchaînement qui reste dans les jambes longtemps.

FAQ – Col du Pré depuis Beaufort

Quelle est la différence entre le Col du Pré et la voie normale du Cormet de Roselend ?

La voie normale du Cormet de Roselend depuis Beaufort passe par le col de Méraillet (20,3 km, 6,2 % de moyenne). La variante par le Col du Pré passe par Arêches (12,2 km jusqu’au Col du Pré, puis descente sur le barrage et montée au Cormet). La variante par le Col du Pré est plus courte mais nettement plus difficile – 7,9 % de moyenne vs 6,2 % – et avec une section clé de 7 km à 9-10 % depuis Arêches. Elle est recommandée par tous les cyclistes expérimentés pour la qualité du paysage et la difficulté.

Pourquoi le Cormet de Roselend est-il déclassé quand il suit le Col du Pré ?

Au Tour de France, le Cormet de Roselend est normalement classé en 1ère catégorie. Lorsqu’il est précédé du Col du Pré dans la même étape (2018, 2021, 2025), il est déclassé en 2e catégorie. La raison : le Col du Pré (HC) a déjà consommé une grande partie des jambes des coureurs avant le Cormet. Les deux cols enchaînés ensemble sont plus difficiles que le Cormet seul – le Tour l’acte en baissant la catégorie du second.

Combien de temps pour monter le Col du Pré depuis Beaufort ?

Depuis Beaufort, comptez 1 h 00 à 1 h 20 pour un cycliste amateur bien entraîné, 1 h 20 à 1 h 45 pour un sportif régulier. La section des 7 km depuis Arêches à 9-10 % de moyenne est le facteur déterminant du temps d’ascension.

Le Col du Pré est-il ouvert toute l’année ?

Non. Comme la plupart des cols savoyards au-dessus de 1 500 m, le Col du Pré ferme à l’arrivée des premières neiges (généralement novembre) et rouvre au printemps (mai-juin selon l’enneigement). Contactez l’office de tourisme d’Arêches-Beaufort (04 79 38 15 33) pour connaître les conditions d’accès exactes avant de partir.

Peut-on voir le Mont-Blanc depuis le Col du Pré ?

Oui – c’est l’une des caractéristiques les plus remarquables du col. Dans le dernier kilomètre de l’ascension depuis Arêches, le Mont-Blanc apparaît droit devant sur la route, avec la chaîne des Aiguilles de Chamonix. La vue est à l’est. Par temps clair, les aiguilles de la chaîne du Mont-Blanc sont visibles depuis plusieurs kilomètres avant le sommet.

Quel est le braquet recommandé pour le Col du Pré depuis Beaufort ?

Un compact 34 × 30 pour un cycliste entraîné. Un 34 × 32 pour les amateurs, particulièrement si on prévoit d’enchaîner avec le Cormet de Roselend. Les 7 km à 9-10 % de moyenne depuis Arêches avec des passages à 12-14 % demandent un braquet confortable pour maintenir une cadence fluide sur la durée.

Pour aller plus loin

Le Col du Pré n’est pas sur toutes les listes de “grands cols à faire”. Il est moins célèbre que l’Alpe d’Huez, moins mythique que le Galibier, moins intimidant que le Stelvio. Mais les cyclistes qui l’ont fait depuis Beaufort, qui ont grimpé ces 7 km à 9-10 % au-dessus d’Arêches et vu le Mont-Blanc apparaître au dernier virage, reviennent tous avec la même certitude : c’est l’un des plus beaux cols des Alpes françaises.

Le Beaufortain sauvage, le silence des pâturages, les lacets exposés sur la montagne avec le barrage de Saint-Guérin en contrebas, et au sommet cette vue sur le lac de Roselend et la chaîne du Mont-Blanc – c’est un col qui donne envie de revenir. Et qui, quand on le fait enchaîné avec le Cormet de Roselend, constitue l’une des plus belles sorties de montagne qu’un cycliste puisse faire en France.

Barguil est passé en tête en 2018. Quintana en 2021. Ils avaient raison. Le Col du Pré mérite qu’on y revienne.

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