Sur un ultra-trail, le choix du gel énergétique ne se fait pas au packaging ou au parfum : il se fait sur deux chiffres que presque personne ne regarde vraiment — les grammes de glucides par gel, et les milligrammes de sodium qui vont avec. Trop de glucides sans sodium et vous finissez ballonné ou en hyponatrémie après 5h d’effort par forte chaleur. Trop de sodium sans assez de glucides et vous courez à sec niveau énergie. On a comparé 6 gels sur ce ratio précis pour vous aider à composer une stratégie nutrition cohérente, du marathon à l’ultra de 100 miles.
| Notre sélection | Modèle | Points forts | Prix | Acheter |
|---|---|---|---|---|
| 🥇 Meilleur ratio | SIS Beta Fuel + Electrolytes | 40,2 g glucides, 530 mg sodium, double source glucidique | 2,67 € | Voir → |
| Densité glucidique max | 226ERS High Energy | 50 g glucides par gel, ratio 1:1 glucose/fructose | 3,19 € | Voir → |
| Référence digestion | Maurten Gel 100 | Technologie hydrogel, zéro inconfort digestif, 6 ingrédients | 3,41 € | Voir → |
Notre sélection des 6 meilleurs gels énergétiques pour le trail
1. SIS Beta Fuel + Electrolytes — Le plus complet du comparatif
✅ On aime : c’est, de loin, le meilleur compromis du comparatif — 40,2 g de glucides (double source glucose/fructose pour une absorption jusqu’à 90 g/h) ET 530 mg de sodium natif, sans avoir besoin d’ajouter des pastilles d’électrolytes à côté. Format liquide, facile à avaler même en fin d’ultra quand l’estomac se ferme.
⚠️ À savoir : le plus cher à l’unité du comparatif avec le 226ERS, et le goût sucré-salé ne plaît pas à tout le monde sur la durée — testez-le à l’entraînement avant une course.
SIS a construit Beta Fuel spécifiquement pour répondre au problème que ce comparatif met en évidence : la plupart des gels font un choix entre « beaucoup de glucides » et « beaucoup de sodium », rarement les deux. Avec un ratio de 13,2 mg de sodium par gramme de glucides, c’est le seul gel du test qui couvre à lui seul une bonne partie des besoins en électrolytes d’un coureur qui transpire beaucoup, sans avoir à jongler avec une gourde de boisson isotonique en plus.
2. 226ERS High Energy — Le plus de glucides par gel
✅ On aime : avec 50 g de glucides par gel sur un ratio 1:1 glucose/fructose (technologie cyclodextrine pour une libération progressive), c’est le gel le plus « dense » du comparatif — un seul gel couvre près d’une heure d’effort à intensité modérée. Version « Salty » avec sodium renforcé disponible, pratique pour les sorties chaudes.
⚠️ À savoir : sachet de 76 g, donc plus lourd et encombrant à stocker en poche que les gels compacts — et 200 kcal d’un coup peut être difficile à digérer en fin de course pour certains estomacs sensibles.
Le 226ERS High Energy joue la carte de la concentration : moins de gels à sortir du sac sur une sortie longue, puisque chacun couvre une dose horaire quasi complète à lui seul pour un coureur moyen. La version Salty Strawberry pousse le sodium à 250 mg, ce qui en fait une option crédible en configuration chaude sans pour autant rivaliser avec le ratio du SIS Beta Fuel.
3. MelTonic Tonic’ Gel Salé BIO — Le plus digeste sur le très long
✅ On aime : à base de miel d’acacia et de fleur de sel de Guérande, c’est le deuxième meilleur ratio sodium/glucides du comparatif (10,1 mg/g) avec des ingrédients 100 % naturels et bio — aucun sucre ajouté industriel, bien toléré même après 10h d’effort quand les gels classiques écœurent.
⚠️ À savoir : seulement 15,6 g de glucides par sachet, le plus faible du comparatif en valeur absolue — il en faut deux pour atteindre la dose horaire recommandée en intensité soutenue, donc plus de gels à transporter sur un ultra.
MelTonic mise sur la simplicité : miel, sel, gelée royale. Pas de maltodextrine, pas d’arôme de synthèse. Le résultat est un gel que l’estomac encaisse bien en fin d’ultra, moment où la plupart des gels industriels deviennent difficiles à avaler. Le sodium de la fleur de sel apporte un vrai plus face au risque d’hyponatrémie sur les courses de plus de 6h.
4. Baouw Gel Stick — L’option trail française bio
✅ On aime : ratio glucose/fructose de 1:0,8 pour une absorption optimale, ingrédients exclusivement bio sans additifs de synthèse, et un format stick pratique à déchirer d’une main en descente technique. Marque française très présente sur les lignes de départ d’ultra-trail.
⚠️ À savoir : 100 mg de sodium reste modeste comparé au SIS Beta Fuel ou au MelTonic — prévoir un complément électrolytes (pastilles ou boisson) sur les sorties chaudes de plus de 4h.
Baouw s’est fait une place sur les ultra-trails français grâce à des recettes lisibles et un vrai savoir-faire sur la texture — ni trop liquide, ni collant. Avec 30 g de glucides pour 44 g de produit, c’est un bon compromis densité/digestibilité, mais le ratio sodium reste dans la moyenne basse du comparatif.
5. Overstim’s Gel Antioxydant — Le moins cher du comparatif
✅ On aime : le gel le moins cher du comparatif, made in France depuis des décennies, enrichi en vitamines (B1, B6, B3, E) et en antioxydants pour limiter le stress oxydatif à l’effort. Texture bien tolérée, référence historique sur marathon.
⚠️ À savoir : c’est le point faible assumé — seulement 40 mg de sodium, le ratio le plus bas du comparatif avec Maurten. Insuffisant seul pour couvrir les pertes en sodium d’un ultra par forte chaleur.
Overstim’s reste une valeur sûre pour qui cherche un gel simple, pas cher et bien digéré, mais ce comparatif met en évidence sa limite : conçu avant tout comme un apport glucidique et antioxydant, pas comme une source d’électrolytes. Sur marathon ou semi, ce n’est pas un problème. Sur ultra, il faudra le compenser avec une boisson salée ou des pastilles.
6. Maurten Gel 100 — Le plus digeste, mais pauvre en sodium
✅ On aime : la technologie hydrogel (le gel se solidifie au contact de l’acide gastrique) encapsule les glucides pour une absorption plus douce, quasi sans ballonnement même à haute dose. Seulement 6 ingrédients, utilisé par une bonne partie du peloton élite marathon et trail.
⚠️ À savoir : seulement 20 mg de sodium — le ratio le plus faible de tout le comparatif. Maurten est pensé comme un pur carburant glucidique, pas comme une solution électrolytes : impératif de compléter avec une boisson ou des pastilles salées sur ultra.
Maurten a construit sa réputation sur la digestibilité, pas sur l’équilibre électrolytique — et ce comparatif le confirme chiffres à l’appui. C’est un excellent gel pour qui a l’estomac fragile ou court à très haute intensité (marathon rapide), mais clairement insuffisant seul en configuration ultra-trail chaud et long, où les pertes en sodium peuvent dépasser 1 g/heure.
Tableau comparatif ratio glucides/sodium
| Gel | Glucides | Sodium | Ratio Na/gluc. | Prix | Où acheter |
|---|---|---|---|---|---|
| SIS Beta Fuel + Electrolytes ⭐ | 40,2 g | 530 mg | 13,2 mg/g | 2,67 € | |
| MelTonic Tonic’ Gel Salé | 15,6 g | 157 mg | 10,1 mg/g | 2,90 € | |
| 226ERS High Energy | 50 g | 250 mg | 5,0 mg/g | 3,19 € | |
| Baouw Gel Stick | 30 g | 100 mg | 3,3 mg/g | 3,25 € | |
| Overstim’s Gel Antioxydant | 20 g | 40 mg | 2,0 mg/g | 2,50 € | |
| Maurten Gel 100 | 25 g | 20 mg | 0,8 mg/g | 3,41 € |
Comment lire une étiquette de gel énergétique
Les recommandations actuelles pour un effort de plus de 2h30 vont de 60 à 90 g de glucides par heure, à condition de mixer glucose et fructose (ratio proche de 1:0,8 ou 2:1) pour maximiser l’absorption intestinale et éviter les ballonnements.
En ultra, surtout par forte chaleur, les pertes en sodium par la sueur peuvent dépasser 1 g/heure. Viser 300 à 600 mg de sodium par heure (gels + boisson + pastilles cumulés) limite le risque de crampes et d’hyponatrémie.
Un gel riche en glucides mais pauvre en sodium (type Maurten) doit être complété par une source d’électrolytes séparée. Un gel comme le SIS Beta Fuel couvre les deux besoins en un seul produit — moins de logistique en course.
Utile en fin de course pour relancer la vigilance (40 à 80 mg selon les marques), à réserver aux 2-3 derniers ravitaillements pour ne pas créer d’accoutumance ni perturber le sommeil avant une course matinale.
Combien de glucides et de sodium par heure en ultra-trail ?
Les repères nutrition sport actuels (ACSM, études sur l’ultra-endurance) convergent vers une fourchette de 60 à 90 g de glucides par heure pour un effort de plus de 2h30, à condition d’entraîner l’intestin à les digérer (le fameux « gut training »). Côté sodium, les besoins varient beaucoup selon le taux de transpiration individuel et la température, mais une fourchette de 300 à 600 mg de sodium par heure est un bon point de départ pour un ultra par temps chaud.
C’est là que le ratio glucides/sodium d’un gel devient un vrai critère de choix : avec un gel comme le SIS Beta Fuel (40,2 g glucides / 530 mg sodium), un seul produit par heure couvre une bonne partie des deux besoins. Avec un gel comme Maurten (25 g / 20 mg), il faut impérativement ajouter une source de sodium à côté — pastilles, boisson isotonique, ou aliments salés aux ravitos.
Dans les faits, la plupart des coureurs d’ultra alternent plusieurs types de gels sur une même course : un gel riche en glucides type 226ERS ou Maurten dans les premières heures pour l’énergie pure, et un gel riche en sodium type SIS Beta Fuel ou MelTonic dans les heures chaudes de l’après-midi, en complément d’une boisson électrolytique.
FAQ — Gel énergétique trail et ultra-distance
Combien de glucides par heure faut-il consommer en trail ou ultra-trail ?
Les repères actuels vont de 60 à 90 g de glucides par heure pour un effort de plus de 2h30, à condition de mixer glucose et fructose pour faciliter l’absorption. En dessous de 2h d’effort, 30 à 60 g/h suffisent généralement.
Combien de sodium par heure sur un ultra-trail par forte chaleur ?
Comptez entre 300 et 600 mg de sodium par heure en cumulant gels, boisson et éventuellement pastilles d’électrolytes, sachant que les pertes réelles varient fortement selon la sudation individuelle, la température et l’altitude.
Faut-il privilégier un gel riche en glucides ou un gel riche en sodium ?
Les deux sont nécessaires, mais rarement dans le même produit. Un gel comme le SIS Beta Fuel couvre les deux à la fois ; sinon, il faut alterner un gel énergétique classique avec une boisson ou des pastilles électrolytiques pour couvrir le sodium.
Les gels avec caféine sont-ils utiles en ultra-trail ?
Oui, en fin de course pour relancer la vigilance et réduire la perception de l’effort, mais à réserver aux 2-3 derniers ravitaillements. Une consommation trop précoce ou trop fréquente réduit son efficacité par accoutumance.
Peut-on utiliser des gels prévus pour le vélo en trail running ?
Oui, la composition glucides/sodium est identique pour les deux usages. Seule différence pratique : en trail, privilégiez des formats compacts et faciles à ouvrir d’une main en terrain technique plutôt que les grands sachets pensés pour être bus au guidon.
Quelle quantité de gels emporter sur un ultra de 100 km ?
Sur une base de 60-90 g de glucides/heure et une course de 12 à 15h, comptez entre 15 et 25 gels selon leur dosage, en complétant avec de la nourriture solide aux ravitaillements pour varier et limiter la lassitude gustative.
Notre verdict
Pour couvrir glucides ET sodium en un seul produit, le SIS Beta Fuel + Electrolytes est le choix le plus simple et le mieux équilibré de ce comparatif. Si vous préférez un gel ultra-digeste et que vous gérez le sodium à côté (boisson, pastilles), le Maurten Gel 100 reste la référence. Et pour la fin d’un ultra, quand l’estomac ne tolère plus grand-chose, le MelTonic Tonic’ Gel Salé est souvent le seul qui passe encore. Dans tous les cas, testez votre stratégie nutrition à l’entraînement avant la course — l’intestin s’entraîne comme les jambes.